Contribution sur les stratégies antifascistes

Contribution sur les stratégies antifascistes

Les conditions ne sont pas réunies en ce moment pour la mise en place d’un régime néo-fasciste, mais l’éclatement d’une ou de plusieurs des crises qui nous guettent pourrait changer la donne. Notre stratégie doit empêcher la croissance des groupuscules d’extrême droite pour empêcher qu’une fois la crise venue, ils soient suffisamment fort pour constituer une option politique crédible aux yeux de la population et de la classe capitaliste. Cela doit se faire, idéalement, en légitimant notre alternative plutôt qu’en articulant notre lutte à une simple défense de l’ordre libéral. Et si dans le cadre de cette stratégie le proverbial coup de poing sur la gueule d’un Nazi est légitime, un tel acte n’est pas forcément utile.

Pour une stratégie intégrale

Pour une stratégie intégrale

Il est possible d’identifier trois grandes stratégies utilisées par la gauche radicale pour accumuler une puissance collective et attaquer la classe dirigeante: 1. Les stratégies centrées sur l’État 2. Celles centrées sur les mouvements sociaux 3. Et celles centrées sur les institutions économiques « autonomes ». Chacune de ces stratégies s’attaque à un défi différent et se bute à des limites importantes lorsque prise isolément. Dans ce texte, j’identifierai les limites de chaque stratégie et je proposerai une stratégie intégrale.