Critères pour une théorie de l’émancipation

Critères pour une théorie de l’émancipation

Ce billet présente les critères qui doivent guider l’évaluation et la création d’une théorie de l’émancipation. Une telle théorie doit être simple et proche du sens commun, elle doit mettre l’emphase sur les changements possibles via l’action collective, permettre de comprendre à la fois les niveaux macro et micro et elle doit être vraisemblable.

Réponse à Alain Savard

Réponse à Alain Savard

L’article de Savard est entièrement fondé sur un présupposé que je ne saurais passer sous silence : celui qui stipule que la gauche doit s’unifier pour « convaincre » le plus de gens possible. Car la « gauche » est multiple, et affirmer qu’elle doit s’unir pour atteindre cet objectif est plus que réducteur.

Confiance et hégémonie – Première Partie

Confiance et hégémonie – Première Partie

Le processus qui permet de convaincre autrui d’adhérer à un vaste projet de transformation sociale doit franchir les obstacles de trois niveaux: (1) l’adhésion aux valeurs fondamentales du projet (2) l’adhésion à la croyance que le projet est possible (3) l’acceptation de la validité de l’interprétation sociale et historique sur laquelle notre argumentation repose.

Épistémologie du quotidien contre le dogmatisme (de gauche)

Épistémologie du quotidien contre le dogmatisme (de gauche)

D’où viennent nos certitudes militantes quant à la bonne manière de transformer le monde? [..] Il faut réfléchir à son propre parcours militant pour réaliser que souvent, notre appartenance à une faction spécifique de la gauche relève souvent plus de l’accident de parcours que d’un examen critique et exhaustif des alternatives. […] Il faut être conscient des dynamiques sectaires à l’oeuvre et chercher activement à les dépasser. Cela ne signifie pas de mettre de côté nos désaccords, mais plutôt de les mettre honnêtement à débat et de faire preuve de générosité interprétative à l’égard de la perspective des autres.