Non-domination et efficacité

Non-domination et efficacité

Le problème de la gauche, c’est la contradiction entre le principe de non-domination qui guide sa conduite morale et l’impératif de succès qui exige une part de domination pour transformer les choses. C’est la tension entre la démocratie et l’efficacité, l’autonomie et la force de frappe. Si les deux pouvaient être rendez-vous simultanément, ou s’ils avaient été articulés pour atténuer les effets pervers de leur accomplissement, il y a longtemps que les révolutions auraient atteint le firmament. La tragédie, c’est qu’on ne peut sacrifier la liberté sur l’autel de l’efficacité, ni rejeter le pouvoir au nom de l’égalité, et vice versa. Pour ma part, je préfère embrasser cette contradiction et la travailler dans le sens de son dépassement, plutôt que la rejeter dogmatiquement ou la méconnaître naïvement.

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2 Commentaires sur "Non-domination et efficacité"

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Survie, Domination, Compétition, Puissance versus Humilité, Limitation, Coopération, Fragilité Plus qu’un problème de la gauche, on touche du doigt une tension fondamentale chez l’être humain. En ce moment, je la retrouve partout dans mes lectures : de la biologie à la philosophie en passant par l’économie. Quelques exemples : Si l’ateure Ayn Rand nous dit que l’homme doit refuser fondamentalement le sacrifice et privilégier en tout temps sa survie et son intérêt égoïste, le biologiste David S. Wilson nous montre que les comportements altruistes (privilégiant l’intérêt collectif quitte à nuire à l’intérêt individuel) existent bel et bien dans la nature,… Lire plus »

[…] – tant sur le principe que sur les conséquences de tels compromis. (Cela rejoint un peu le billet de Jonathan, et j’élaborerai plus sur ce sujet dans un prochain […]

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