Esquisse d’une nouvelle République communale

Esquisse d’une nouvelle République communale

L’objectif du municipalisme est de transformer le système social, économique et politique, ce qui implique de dépasser le modèle du gouvernement représentatif, de la République bourgeoise, de l’État-nation unitaire et centralisé. Mais par quoi le remplacer ? Le but de ce texte est d’imaginer une alternative sociopolitique globale, en explorant les contours d’un nouveau système sui generis. Brièvement, il s’agit d’instituer un auto-gouvernement démocratique, populaire et décentralisé, c’est-à-dire une République citoyenne fondée sur le pouvoir des Communes.

Réflexions sur la transition

Réflexions sur la transition

Sortir du capitalisme ne se fera pas du jour au lendemain. La transition devra se confronter à des résistances, tant sur le plan des mentalités que des institutions, et celles-ci ne seront surmontées que par des luttes collectives épiques. Une stratégie socialiste sérieuse doit inclure la préparation pour des moments difficiles face aux pouvoirs économiques et politiques en place.

Hypothèses en vrac sur la démocratie dialectique

Hypothèses en vrac sur la démocratie dialectique

§1. La dialectique est le mouvement même de l’intersubjectivité conflictuelle qui cherche à dépasser les contradictions sociales par de nouvelles synthèses pratiques.
§2. La dialectique s’enracine dans le dialogue, la délibération, c’est-à-dire l’échange de perspectives contradictoires, mais elle déborde la discussion pour se placer sur le terrain de l’action, du conflit, de la négation de l’ordre établi. La démocratie dialectique est la réalisation effective de la délibération dans un champ de forces.

Critères pour une théorie de l’émancipation

Critères pour une théorie de l’émancipation

Ce billet présente les critères qui doivent guider l’évaluation et la création d’une théorie de l’émancipation. Une telle théorie doit être simple et proche du sens commun, elle doit mettre l’emphase sur les changements possibles via l’action collective, permettre de comprendre à la fois les niveaux macro et micro et elle doit être vraisemblable.

Réponse à Alain Savard

Réponse à Alain Savard

L’article de Savard est entièrement fondé sur un présupposé que je ne saurais passer sous silence : celui qui stipule que la gauche doit s’unifier pour « convaincre » le plus de gens possible. Car la « gauche » est multiple, et affirmer qu’elle doit s’unir pour atteindre cet objectif est plus que réducteur.

Confiance et hégémonie – Première Partie

Confiance et hégémonie – Première Partie

Le processus qui permet de convaincre autrui d’adhérer à un vaste projet de transformation sociale doit franchir les obstacles de trois niveaux: (1) l’adhésion aux valeurs fondamentales du projet (2) l’adhésion à la croyance que le projet est possible (3) l’acceptation de la validité de l’interprétation sociale et historique sur laquelle notre argumentation repose.

Par-delà modernité et tradition

Par-delà modernité et tradition

Le duel « Macron – Le Pen » symbolise à merveille la grande opposition de notre temps : mondialisation et patriotisme, modernité et tradition. Or, il faut noter l’interprétation particulière (et tendancieuse) de chaque notion : la mondialisation capitaliste s’oppose au patriotisme chauvin.

Pour une stratégie intégrale

Pour une stratégie intégrale

Il est possible d’identifier trois grandes stratégies utilisées par la gauche radicale pour accumuler une puissance collective et attaquer la classe dirigeante: 1. Les stratégies centrées sur l’État 2. Celles centrées sur les mouvements sociaux 3. Et celles centrées sur les institutions économiques « autonomes ». Chacune de ces stratégies s’attaque à un défi différent et se bute à des limites importantes lorsque prise isolément. Dans ce texte, j’identifierai les limites de chaque stratégie et je proposerai une stratégie intégrale.

La transition psychédélique

La transition psychédélique

Dans un an, le Canada prendra le « virage vert » de la légalisation de la marijuana. Pas de transition écologique, mais une transition psychédélique. Espérons que les gens sauront faire un usage émancipateur de cette substance ambivalente, laquelle peut autant libérer l’imagination qu’atrophier la motivation et la volonté de changer le monde. Pour éviter le piège du « cannabitalisme », ou encore le paradoxe d’une société d’État qui encouragerait simultanément la consommation et la prévention, nous pourrions profiter de cette opportunité pour créer une chaîne de coopératives de solidarité, dont la mission serait de favoriser l’appropriation démocratique de la marijuana, pour qu’elle passe de simple divertissement en accélérateur du changement social.